mercredi
07 août 2002 - 22h10
Les traînées
laissées par les jets ont un impact sur le climat
PARIS (AFP) - Quoique
minimes, les effets sur la température au sol des traînées
de condensation laissées dans le ciel par les réacteur d'avions
sont bien réels, selon une étude citée par la revue britannique
Nature à paraître jeudi.
Les scientifiques
tablaient sur une telle hypothèse depuis longtemps mais n'ont
eu l'opportunité de la vérifier qu'après les attentats du
11 septembre 2001 aux Etats-Unis, qui avaient donné lieu à
une exceptionnelle fermeture du ciel américain aux avions
civils pendant trois jours jusqu'au 14.
Une équipe
de l'université de Whitewater (Wisconsin) menée par David
Travis a mis en évidence qu'il y a eu une augmentation "anormale"
de la moyenne des températures (écart moyen entre la température
maximale diurne et la température minimale nocturne) pendant
la période considérée.
Ils ont confronté
les données fournies par 4.000 stations météo du territoire
sur les trois jours considérés avec celles recueillies pour
des intervalles de temps équivalents entre les années 1977
et 2000.
Ils ont découvert
que l'amplitude diurne (écart entre les deux températures
extrêmes) était supérieur de plus d'un degré Celsius dans
le cas d'un ciel sans trafic aérien.
L'absence d'avions,
et donc de sillages gazeux laissés par les moteurs, explique
pour partie cette anomalie dans les températures, selon les
chercheurs cités par Nature.
Ces traînées
qui s'effilochent dans le ciel se comportent comme des cirrus.
Ces nuages
élevés agissent comme des isolateurs, en réfléchissant la
chaleur du soleil et en captant les rayons.
(Photo :
Un Rafale en vol, le 11 novembre 1998 Par Choo Youn Kong)